Manon — © Centre culturel suisse. Paris

Manon

dim 09 mai – dim 18 juil 2021

En attendant l’ouverture au public le 19 mai, les exposition sont ouvertes sur rendez-vous aux professionnel.le.s en écrivant à accueil@ccsparis.com

MEDIATION
Visite flèche : tous les week-ends, 16:00 (20’)
Curator tour jeudi 27 mai à 18:00 (45’)

En parallèle l’exposition de Real Madrid, Postoristoro
L’exposition fait l’objet d’une publication éditée par le Kunsthaus Zofingen chez Scheidegger & Spiess, avec le soutien du CCS.

L’exposition qui était prévue du 26.04 au 12.07.2020 est reportée du 09.05 au 18.07.2021

Depuis le milieu des années 1970, l’artiste suisse Manon ne cesse d’interpeller par son sens radical de la performance, de la mise en scène et de l’installation. De manière subversive, elle aborde la transformation sociétale, le féminisme et la révolution sexuelle, s’inscrivant ainsi dans le débat actuel sur les relations de domination ou les notions d’identité et de genre.

Ses séries de photographie ou photo-performances tracent la création et transformation de son personnage – Manon. Elle se/le décline, allant de corps sexualisé, figure androgyne et jeu de travestie (La dame au crâne rasé,1977-78 ou Elektrokardiogramm 303/304, 1979), à des séries de mascarade d’identités possibles, jusqu’aux portraits plus récents où transpercent fragilité, âge et maladie (Borderline, 2007 ou Hôtel Dolores, 2008). Dès sa toute première œuvre Le boudoir rose saumon (1974) s’instaure cette ambiguïté entre l’intime et sa théâtralisation, le vécu et l’artifice. Cet univers bondé de bibelots, de parures, d’objets fétiche, explosion d’une hyperféminité luxuriante, était sa chambre à coucher personnelle. 

Très tôt, Manon développe aussi une pratique de performances installatives : des environnements immersifs ou des scenarii voyeuristes, excluants. Les relations de pouvoir homme-femme, l’exhibitionnisme et le renversement de rôles constituent leur point de départ. Ainsi s’enferme-t-elle avec les visiteur.euse.s pour des échanges de regard en face à face, devient femme dangereuse captive enchainée, ou encore expose six hommes comme des objets de désir dans une vitrine. 

Manon, qui s’est choisi son propre nom pour s’extirper du nom du père (ou du mari) participe de ce volet de la seconde vague du féminisme qui s’approprie le corps et la sexualité de manière performative. Elle use du déploiement de cette féminité exacerbée comme d’une stratégie féministe pour questionner les rôles et contraintes hétéronormatives, interrogeant les positions d’objectification, de pouvoir et de regard. 

Elle poursuit aujourd’hui ce travail existentiel à travers la photographie et la réalisation d’installations d’envergure, ainsi qu’une pratique d’écriture quotidienne.

Partenaires

En partenariat avec le Kunsthaus Zofingen qui présente une exposition Manon de novembre 2019 à février 2020

Partenaires média : Libération, Mouvement, Zéro Deux

Dossier de presse

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dim 09 mai – dim 18 juil 2021