LittéraTour de Suisse

De courts portraits d'auteurs dans quatre régions linguistiques

sam 17–18 oct 1998, 18h et 15h
Jean-Marc Lovay Marcel Schüpbach
Pour les 150 ans de l'État Fédéral, la télévision suisse a commandité une série de films sur un peloton d'écrivains des quatre langues nationales, qui parlent de leur travail et de leur pays dans de brefs portraits de 15 minutes chacun. Réalisé dans la langue maternelle de chaque écrivain et doublé dans les autres idiomes nationaux, ce programme, baptisé «LittéraTour de …

Pour les 150 ans de l'État Fédéral, la télévision suisse a commandité une série de films sur un peloton d'écrivains des quatre langues nationales, qui parlent de leur travail et de leur pays dans de brefs portraits de 15 minutes chacun. Réalisé dans la langue maternelle de chaque écrivain et doublé dans les autres idiomes nationaux, ce programme, baptisé «LittéraTour de Suisse», est actuellement diffusé sur les chaînes suisses et sera présenté en octobre 1998 à la Foire du Livre de Francfort, où la Confédération helvétique est hôte d'honneur.

Samedi 17 octobre, LittéraTour de Suisse, 12 portraits d'auteurs des 4 régions linguistiques, 1998
18h: Jacques Chessex - Anna Felder - Leo Tuor - Adolf Muschg
19h15: Paul Nizon - Erica Pedretti - Fabio Pusterla - Hugo Loetscher
20h30: Thomas Hürlimann - Giovanni Orelli - Peter Weber - Maurice Chappaz
 
Dimanche 18 octobre, Le cinéaste Marcel Schüpbach et la littérature
15h00 : “LittéraTour” de Suisse romande. Les portraits réalisés par Marcel Schüpbach (90'):
Alexandre Voisard - Jacqes-Etienne Boyard - Anne Cuneo - Etienne Barilier - Jacques Chessex - Maurice Chappaz
17h00 : “Les Agneaux”, d'après le roman d'Ania Carmel (long métrage, 90', 1995)
19h00 : “L'allègement”, d'après le roman de Jean-Pierre Monnier (long métrage, 80', 1983) précédé d'un bref hommage à l'auteur récemment disparu, par Michel Simonot.
 
« On sait bien que depuis qu'il existe des frontières, celles d'un pays ne coïncident pas forcément avec les limites d'une aire linguistique. Mais pour qui d'autre cette réalité a-t-elle l'importance primordiale qu'elle revêt pour les écrivains ? Au sein du petit état d'Europe centrale qu'est la Suisse, quatre aires linguistiques se touchent: l'allemande, la française, l'italienne et la rhéto-romane. Où que l'on soit, on se trouve donc toujours dans une zone frontalière, toujours en marge. Pris dans ce champ de forces que constituent l'attraction et la répulsion des aires culturelles avoisinantes, et très conscients aussi de celle à laquelle ils appartiennent, de nombreux écrivains suisses de toutes les générations reviennent sans cesse aux thèmes de l'identité, de la patrie et de l'étranger. La conscience de faire partie de quelque chose tout en étant exclu et différent, et la souffrance qu'entraîne cette situation, s'allient et forment toutes sortes de combinaisons. […] Quelle que soit celle des quatre langues dont ils se servent pour écrire, les auteurs disposent en Suisse d'un public de lecteurs bien trop restreint pour offrir une possibilité de diffusion suffisante. C'est pourquoi ils s'adressent toujours simultanément au public allemand, italien ou français (ou refusent justement de le faire) et sont souvent liés à des maisons d'édition étrangères. […] Si l'on ajoute à cela que ces quatre littératures entretiennent assez peu de relations entre elles, qu'elles se connaissent mal et ne s'enrichissent donc pas mutuellement, il apparaît clair qu'il ne peut y avoir de littérature suisse et qu'il n'y en aura jamais. […] Mais peut-être est-ce justement ce voisinage qui est le meilleur garant de la variété, de la multiplicité et de la discussion .»

Texte : Beatrice Stocker, in Les quatre littératures de la Suisse, Zurich, Pro Helvetia, 1995

sam 17–18 oct 1998, 18h et 15h

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