JOËL MAILLARD — CIE SNAUT

Imposture posthume

Tarif : 7/12€

En partenariat avec la Biennale Némo 

Création 2019. Durée : 90’

NIVES WIDAUER NOUVELLES FORMES DU RÉCIT DOCUMENTAIRE : RENCONTRE AVEC BLAISE HARRISON

En 2099, âgé de 121 ans, le cerveau particulièrement bien conservé grâce à la médecine régénérative, un certain Joël Maillard grave ses souvenirs (ou alors sa dernière pièce) sur un morceau de plastique (son assistant robotique n’ayant pas trouvé de papier). Des siècles plus tard, des archéologues découvrent ce manuscrit, qui est l’un des rares témoignages écrits relatifs à la vie sur Terre dans la seconde moitié du 21e siècle à n’avoir pas disparu…

« Il me reste au maximum 50 – 60 ans à vivre. Qui peut dire si, à l’heure de mon agonie, l’aide-soignant qui m’accompagnera avec bienveillance vers l’au-delà sera un être humain ? Et si mon aide-soignant est un robot, prononcera-t-il les derniers mots de réconfort en sachant qu’il ne sait pas ce qu’est la mort, comme nous tous ? Ou alors aura-t-il développé, de par sa nature non biologique, une compréhension du non-être beaucoup plus complète, voire concrète, que nous autres ? »
Joël Maillard 

« Seul en scène, l’auteur-acteur, aux airs de savant fou venant de découvrir la poudre dans une intempestive explosion poétique, explore les champs de la contre utopie en une fable futuriste criante de contemporanéité. Imposture posthume balaye par le biais d’une fiction teintée d’une salvatrice idiotie des questionnements existentiels fondamentaux sur notre vie partagée avec les intelligences artificielles. Une œuvre brillante. » Hervé Pons, Les Inrockuptibles

« Corps dégingandé et « sous jeu » aussi drôle qu’épuré d’affect, il égrène avec flegme les anecdotes, plus savoureuses les unes que les autres, venues des années dix et des suivantes, pour venir progressivement troubler la frontière entre l’homme et la machine. Dans le contexte actuel, il est nécessaire de remettre l’espèce humaine et son orgueil à sa place dans le grand règne du vivant en voie d’extinction et de l’inanimé, de plus en plus intelligent. Le propos était attendu, jusqu’à ce que Joël Maillard sème le bazar sur d’autres lignes qui nous paraissaient jusqu’alors stables. Ménageant des incursions en dehors de la fiction pour des réflexions politico-agronomiques et des allers-retours temporels entre rétro-futur, passé, présent et plus-que-futur, il nous enferme progressivement dans une boucle temporelle vertigineuse. » Aïnhoa Jean-Calmettes, Mouvement

«Retour vers le futur pour un Joël Maillard augmenté, dont l’Imposture posthume soulève l’hypothèse pas si farfelue d’un monde où les machines auraient gagné. » Eric Demey, La Terrasse

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