<p>Heini Stucki, “Bienne”, 1984</p>

Heini Stucki

Outre-village

"Carnets de photographes", expositions à feuilleter. En collaboration avec le Musée de l'Élysée à Lausanne.

Heini Stucki ne quitte guère son Seeland natal, le pays et le paysage du lac de Bienne, et ce village qui, sur la frontière des langues, s'apelle Ins en allemand et Anet en français. Il en tient la chronique au fil des jours et des saisons, des ciels qui changent, des gens qui naissent et vieillissent, des métiers qui disparaissent, de l'asphalte qui gagne sur arbres et les herbages. Mais il ne poursuit pas un propos mélancolique ni passéiste. Il dépasse le constat social et s'interroge sur l'acte photographique, sur ce qui fait la nécessité d'une image, sur ce qui lui donne sa structure et sa signification. À cheminer avec lui, on découvre vite que, sans sortir beaucoup de son village, il va beaucoup plus loin que l'horizon d'alentour.

<p>Heini Stucki, “Bienne”, 1984</p>

Heini Stucki, “Bienne”, 1984

— © Centre culturel suisse. Paris