Michel Huelin

Le corps en creux

sam 06 mars–06 juin 1999
Le Collectif James Baldwin Armand Abplanalp
Huelin présente des peintures ayant pour motifs des objets empruntés à la vie quotidienne, souvent des meubles liés au corps, provenant d'images de catalogues qu'il manipule et transforme par ordinateur : univers où, paradoxalement, le corps n'a pas sa place. Au cours de sa formation dans les ateliers de Chérif et Silvie Defraoui à l'École Supérieure des arts visuels (ESAV) à Genève, Michel …

Huelin présente des peintures ayant pour motifs des objets empruntés à la vie quotidienne, souvent des meubles liés au
corps, provenant d'images de catalogues qu'il manipule et transforme par ordinateur : univers où, paradoxalement,
le corps n'a pas sa place.

Au cours de sa formation dans les ateliers de Chérif et Silvie Defraoui à l'École Supérieure des arts visuels (ESAV) à Genève, Michel Huelin (né à Saignelégier en 1962) travaillait en même temps le média électronique- la vidéo - et le média classique de la peinture. Ainsi la peinture est-elle analysée à la fois sous l'aspect de sa matérialisation et du point de vue de l'illusion qu'elle crée. L'usage des résines alkydes sur des supports en aluminium ne laisse percevoir aucune trace de pinceau, aucun geste, « telle une faïence de salle de bain, fraîchement nettoyée ». Huelin présente des peintures ayant pour sujet des objets empruntés à la vie quotidienne, souvent des meubles (fauteuils, lits, coussins) liés au corps, provenant d'images de catalogues qu'il manipule et transforme par ordinateur. Il crée ainsi un univers étrange et ambigu où, paradoxalement, le corps n'a pas sa place. « Le spectateur, qui dans le reflet devient lui-même partie de l'œuvre, est amené à bouger sans cesse devant l'œuvre comme devant un miroir », écrit Cäsar Menz. Cette présence hypothétique du spectateur est reprise sous la forme d'une installation vidéo dont le titre est “Égaré”. Elle fait suite à l'installation vidéo baptisée “Nomad”e qui a été présentée l'été dernier en Appenzell. Chaque moniteur montre des images agitées de permanentes oscillations confrontées à différents espaces sonores, composant de façon fragmentaire une partition musicale. L'installation vidéo vise ainsi à amplifier la désorientation déjà induite par les peintures dans un face à face au cours duquel le spectateur regarde des objets d'apparence tactiles mais interdits d'accès. 

(Retrouvez plus d'informations dans la brochure ci-dessous.)

sam 06 mars–06 juin 1999

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