Fredi M. Murer

La Montagne verte

mer 09–17 janv 1991
Duo Rossiniane Tetraclavier
“La Montagne verte”, 1990, 128' Dans le cinéma suisse comme dans la littérature ou la peinture, la montagne est une référence sinon constante, du moins habituelle et familière, qui a pu encourager un repli sur soi-même bien au delà des codes qu'on pourrait dire “géographiques” (voire touristiques), et nourrir des œuvres conformistes attachées aux valeurs du terroir et de la tradition, à …

“La Montagne verte”, 1990, 128'

Dans le cinéma suisse comme dans la littérature ou la peinture, la montagne est une référence sinon constante, du moins habituelle et familière, qui a pu encourager un repli sur soi-même bien au delà des codes qu'on pourrait dire “géographiques” (voire touristiques), et nourrir des œuvres conformistes attachées aux valeurs du terroir et de la tradition, à l'accord ancestral entre l'homme et la nature.

Fredi M. Murer, cinéaste indépendant dans chaque sens du terme, respecte la montagne et les montagnards, auxquels il a consacré quelques uns de ses plus beaux films, documentaires comme Ce n'est pas notre faute si nous sommes des montagnards ou film de fiction comme l'Âme-sœur. Il a toutefois, dès ses premières réflexions sur le cinéma, refusé la tradition de ses pères : “Il fallait dépasser le cinéma traditionnel suisse, en inventer un autre, pratiquement tout réinventer”. Et comme il n'a pas filmé que la montagne et la nature, conscient que les enjeux de la société moderne se définissent aujourd'hui au sein de la civilisation urbaine, on comprend que dans Zone grise, son premier film de fiction, son refus d'une image traditionnelle de la Suisse repose sur la mise en œuvre d'une méthode cinématographique novatrice.

Texte : Daniel Sauvaget (extrait de “Fredi M. Murer”)

mer 09–17 janv 1991

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