SuPERFORM
Avec la Fondation Fiminco, Plateforme 10 et le Centre artistique et culturel de la Ferme-Asile
La lecture performée de Kayije Kagame est également programmée au Centre artistique et culturel de la Ferme-Asile le samedi 14 novembre, suivie de la projection du film The Sweet Lemon Ballad de Klodin Erb
+ d’infos
La veille Performissima du CWB au CCS +
Performances et projections de films d’artistes investissent chaque recoin du CCS le temps d’une après-midi. Toutes les heures, les espaces et les expositions s’activent, les œuvres se répondent et le public est invité à circuler au rythme d’un programme qui se déploie dans tout le bâtiment.
16:00, 17:30 - Germanier, Kenel, Tamsin, La Position Fantôme (performance)
16:00,19:30 - Klodin Erb, The Sweet Lemon Ballad (projection)
17:00 - Jennifer Merlyn Scherler, Death Digest (performance)
18:00 - Monika Emmanuelle Kazi, furniture mover (performance)
18:00 - Sophie Ballmer, La maison (projection)
19:00 - Kayije Kagame, lit Dictionnaire d’Eva Seck (lecture performée)
20:15 - Julie Semoroz, Myeline (concert)
GERMANIER / KENEL / TAMSIN ALLEMANN, La Position Fantôme
Performance
Horaires de passages: 16:00, 17:30
La performance qui donne vie à l’oeuvre Rokoko-Kokotten (2025) de Klodin Erb exposée dans Le Grand Drame. À travers des pratiques de rêve collectif, les artistes ont interrogé les costumes sur leurs histoires, leurs souvenirs, leurs fantômes et les danses qu’ils portent en elleux. Dans l’espace de l’exposition, La Position Fantôme élargit l’univers visuel de Klodin Erb par un acte performatif, tout en y ouvrant un intervalle temporel.
éléments biographiques
Alliant chorégraphie, musique, performance, arts visuels et costumes, Sophie Germanier, Lan Perces, Dustin Kenel et Jessica Tamsin Allemann développent des formats transdisciplinaires qui associent recherche corporelle, musique en direct et processus artistiques collectifs.
Chorégraphe et interprête suisse Sophie Germanier à étudié la danse contemporaine à Copenhague, les Beaux-Arts à Lucerne, et la chorégraphie à la Stockholm University of the Arts (SKH). Depuis 2021, son travail est présenté à l’international, notamment à MDT Moderna Dansteatern Stockholm, Gessnerallee Zürich, Cabaret Voltaire.
@sophie_germanier
Artiste de performance et costumier, Dustin Kenel a étudié les Beaux-Arts à Lucerne. Par la suite il développe des performances primées tout en concevant des costumes pour de nombreux chorégraphes et créateurs de performances.
@dustinkenel
Jessica Tamsin Allemann est une danseuse et chorégraphe basée à Lausanne. Diplômée en danse contemporaine à La Manufacture (2023). Elle développe ses propres créations chorégraphiques et collabore avec des artistes telles que Mathilde Monnier, Eugénie Rebetez, Clara Delorme, Géraldine Chollet, Maud Blandel, Juliette Uzor et Sophie Germanier.
@jt.jessicatamsin
Démarche artistique
La chorégraphe et interprète suisse Sophie Germanier explore l’histoire des restrictions imposées à la danse en Suisse et les danses qui ont disparu de la mémoire collective à la suite de mesures répressives. À travers la chorégraphie, la performance et la recherche archivistique, elle examine comment le savoir incarné perdure au-delà de la documentation. Lan Perces évolue à la croisée des arts visuels, de la musique expérimentale et de la performance. La pratique artistique de Dustin Kenel oscille avec fluidité entre la performance, la conception de costumes et la création collaborative. Il crée
des récits queer-féministes qui favorisent la connexion plutôt que l’exclusion. La pratique de Jessica Tamsin Allemann s’ancre dans son parcours musical et explore la précision physique ainsi que les nuances subtiles du corps clownesque. Ensemble, les quatre artistes créent des performances qui mêlent chorégraphie, son, costumes et imagination archivistique, explorant la manière dont des histoires oubliées peuvent être remises au goût du jour grâce à une expérience collective et incarnée.
KLODIN ERB, The Sweet Lemon Ballad
Projection
Horaires de passage : 16:00,19:30
The Sweet Lemon Ballad de l’artiste Klodin Erb est un film sur la peinture, conçu comme une expérimentation ludique d’un autoportrait dont le protagoniste est un citron. Dans un voyage surréaliste à travers des décors picturaux, le citron connaît différentes initiations et se réinvente constamment. En subissant ces différents processus, le fruit passe du statut de motif animé à celui d’acteur. À la fin du film, le sujet et l’objet agissent simultanément. Les scènes sont conçues comme des tableaux vivants et offrent un aperçu enchanteur de l’univers multiforme de l’artiste.
éléments biographiques
Klodin Erb (née en 1963) est une peintre suisse basée à Zurich, où elle a étudié les beaux-arts à la Zurich University of the Arts - ZHdK. Elle explore la scénographie à travers la peinture dans laquelle elle fait référence aussi bien à l’histoire de l’art, au design et à la culture populaire contemporaine. Son travail a été présenté en Suisse et à l’étranger. Sélection d’expositions personnelles : Kunsthaus Pasquart, Biel/Bienne (2018), Istituto Svizzero, Rome (2023), Aargauer Kunsthaus, Aarau (2025), Musée des Beaux-Arts Le Locle, Le Locle (2025), Ferme-Asile, Sion
(2026). Klodin Erb a reçu le Grand Prix suisse d’art / Prix Meret-Oppenheim
en 2022.
Jennifer Merlyn Scherler, Death Digest
Performance
Horaire de passage : 17:00
Dans cette pièce, un Hadès transmasculin nous guide à travers les enfers. Cette réinterprétation du dieu grec s’inspire de différentes oeuvres de l’artiste. Les salles de ses enfers ne sont pas consacrées à la mort des êtres humains, mais à celle de personnages de jeux vidéo et d’autres personnages fictifs, ainsi qu’aux stratégies de deuil (numérique) de leurs fans. Le style narratif de l’oeuvre s’inspire du format YouTube « Open Door » du magazine d’architecture « Architectural Digest ». Dans cette émission, des célébrités font visiter leur domicile aux spectateurs et évoquent non seulement des concepts de design, mais partagent également de nombreuses anecdotes personnelles. L’oeuvre utilise ce format pour mener une réflexion, avec une certaine légèreté, sur les stratégies de mémoire et de deuil, et leur consacre des espaces et des monuments commémoratifs qui leur sont propres.
éléments biographiques
Jennifer Merlyn Scherler vit et travaille à Bâle. En 2021, iel a obtenu avec mention sa licence en beaux-arts à la HGK. Iel a également suivi des cours de théorie des médias et de sociologie à l’Université de Bâle, ainsi que des cours particuliers d’orfèvrerie. Scherler a reçu de nombreux prix et bourses, tels que le Pax Art Award dans la catégorie « Emerging Media Artist », le prix Kiefer Hablitzel, la bourse Aeschlimann Corti, le prix culturel Alexander Clavel, ainsi que des résidences à TOKAS (Tokyo) et à la Transmediale (Berlin). Parallèlement à sa pratique artistique personnelle, iel participe au projet collectif mcww (memeclassworldwide) et enseigne à l’Université des arts de Berne ainsi qu’à l’École des arts de Bienne.
@jennifermerlyn
MONIKA EMMANUELLE KAZI, furniture mover (celle qui fait mouvoir le meuble)
Performance
Horaire de passage : 18:00
Dans cette performance, Monika Emmanuelle Kazi met en mouvement les panneaux de bois de Topométrie sur racines et carré (2026), présentés dans son exposition terrain meuble au CCS, qui évoquent des murs et les lieux liés à son histoire familiale, au Congo. Elle les déplace dans l’espace vêtue d’une longue robe blanche dont les poches, remplies de sable, se vident peu à peu au fil de ses mouvements.
Sa danse s’inspire également de l’Epiphyllum oxypetalum, une plante tropicale qui ne fleurit qu’une fois par an, la nuit. Rapportée de Martinique au Congo par ses parents, cette plante est liée à un souvenir d’enfance de l’artiste. Entre déplacement des murs, traces de sable et gestes inspirés de la floraison, la performance évoque ainsi la mémoire, les liens familiaux et la recherche d’un lieu où s’enraciner.
éléments biographiques
Monika Emmanuelle Kazi est une artiste formée à la HEAD, basée entre Genève et Paris. Née en 1991 en région parisienne, elle grandit entre Pointe-Noire au Congo et Paris en France. Après une première formation en architecture d’intérieur, elle invente en 2015 le terme iso-object (ISO cf. International Organization for Standardization), pour montrer comment les éléments de nos espaces de vies deviennent des images standards, sur lesquels la corporéité s’appuie et se mêle. Sa pratique artistique s’intéresse aux manifestations de la mémoire corporelle au sein d’espaces domestiques, en explorant la charge émotive d’objets quotidiens, de gestes, de matières, d’architectures, comme autant de zones de contact poreuses, traces d’histoires en mouvement. Elle déploie des installations organiques, sous forme de scénographies performatives et textuelles.
Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions personnelles dont : Palais de l’Athénée, Genève (2025), MASI, Lugano (2024), Tunnel Tunnel, Lausanne (2023), Kunsthalle Friart, Fribourg (2022) et a remporté de nombreux prix dont Bally Artist Award (2024), Prix Spécial d’Art Kiefer-Hablitzel Göhner (2021), HEAD [Haute école d’art et de design] Awards Galerie (2021).
Sophie Ballmer, La maison
Projection
Horaire de passage : 18:00
Sophie et Tarik ont hérité d’une maison familiale dans la Vallée de Joux. Il et elle auraient pu choisir de s’installer là, mais ont décidé de commencer par tout détruire, et depuis,
tentent de rénover. Sophie, quant à elle, dé-construit tout avec douceur et humour : le
patriarcat, le capitalisme, la croissance et la décroissance, pour laisser place aux utopies
réalisables. (Madeline Robert, Jury, Festival Visions du Réel)
éléments biographiques
Le travail de Kayije Kagame (GE, *1987) se déploie entre les arts de la scène, les arts visuels et le cinéma. Diplômée du Département Jeu de l’ENSATT à Lyon, elle débute sa carrière aux côtés de Robert Wilson, avec qui elle collabore à plusieurs productions. Elle collabore ensuite avec des artistes tel·les que TG Stan, Alice Diop, Jérôme Bel, Olivier Saillard, Ali Cherri. Elle est artiste en résidence à la Cité Internationale des Arts à Paris en 2021.
Elle crée plusieurs œuvres scéniques, dont les diptyques SANS GRACE / AVEC GRACE (2019–2020) et INTÉRIEUR VIE / INTÉRIEUR NUIT (2022–2023). Au cinéma, elle tient le rôle principal dans Saint Omer d’Alice Diop, présenté et primé à la Mostra de Venise en 2022, et représente la Suisse dans le programme European Shooting Stars de la Berlinale 2023. Elle coréalise également Night Shift avec Hugo Radi, récompensé notamment par le Léopard d’argent du meilleur court métrage suisse au Festival de Locarno.
Elle joue dans les deuxième et troisième volets de la trilogie La Défense de Valentin Noujaïm, To Exist Under Permanent Suspicion (2024) et Demons to Diamonds(2025), ainsi que dans Fragments for Venus d’Alice Diop. Ce dernier donne lieu à une adaptation scénique inspirée de The Voyage of the Black Venus de Robin Coste Lewis, mise en scène par Alice Diop et interprétée en solo par Kayije Kagame, en alternance avec Alice Diop.
Elle écrit actuellement son premier long métrage de fiction, coproduit par Bande à Part (CH) et Parcelles Films (FR), et enseigne ponctuellement à la HEAD – Genève et au Master ECAL-HEAD.
Kayije Kagame lit 'Dictionnaire' d'Eva Seck
Lecture performée
Horaire de passage : 19:00
Editée à Vienne en 2025, la dernière publication sur Klodin Erb contient un « dictionnaire » bilingue allemand-français d’inspiration surréaliste. Rédigé par l’autrice suisse Eva Seck, il contient des « définitions » librement inspirées qui font
écho au travail de Klodin Erb de façon impertinente et sensorielle. On y rencontre par exemple un développement sur l’expression « Strip-tease », le mot « Racine » ou « Hashtag ». Divisé en deux parties dans un volume qui se feuillette aussi joyeusement qu’un album de jeunesse, ce livre épouse le format du cadavre exquis et multiplie la possibilité des combinaisons. Ces textes seront lus par la comédienne Kayije Kagame en regard d’une projection d’oeuvres de Klodin Erb.
La lecture performée est également programmée au Centre artistique et culturel de la Ferme-Asile le samedi 14 novembre, suivie de la projection du film The Sweet Lemon Ballad de Klodin Erb
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Une proposition de Céline Eidenbenz.
Co-production avec le Centre artistique et culturel de la Ferme-Asile.
éléments biographiques
Sophie Ballmer vit et travaille entre la Vallée de Joux et Lausanne. Elle est artiste, réalisatrice et curatrice. Diplômée de l’ECAL, elle cofonde en 2015 l’espace d’art Tunnel Tunnel, qu’elle codirige depuis. En 2023, son film La Maison reçoit une mention spéciale au festival Visions du Réel. La même année, elle est lauréate de la bourse des arts plastiques du canton
de Vaud, puis remporte en 2024 un Swiss Art Award. À travers le film et l’écriture, son travail explore les notions de transformation, de décomposition et de renouveau, brouillant les frontières entre documentaire et fiction. Le texte, ancré dans un discours culturel plus large, tout en étant traversé par l’expérience personnelle, renforce sa démarche qui interroge les croisements entre l’intime et le politique. Elle travaille fréquemment en duo avec l’artiste Tarik Hayward. Ensemble, ils développent une pratique multidisciplinaire autour des tensions entre utopie, ruine et reconstruction, inscrivant l’intime dans une réflexion critique sur les effets du système capitaliste global et ses conséquences sociales, écologiques et politiques.
Julie Semoroz, Myeline
Performance
Horaire de passage : 20:15
Entre recherche en neurosciences, expérimentation sonore et performance, MYELINE explore ce qui circule à l’intérieur de nos corps. Julie Semoroz s’intéresse aux vocalisations humaines et animales, aux émotions et à la manière dont les informations se transmettent d’un neurone à l’autre. Comme la myéline, qui accélère la circulation des messages nerveux, la performance met en jeu des flux, des distorsions et des transformations.
Distribution
Duration: 30-45min
Creation commision piece in 2021 for Joyfullwaiting, Switzerland.
Adaptated for live in 2023
Music composition and performance: Julie Semoroz
Sound sources: pedals effects, EEG Unige Cisa, piezo microphone, lights sensors, voices, viola, percussion, synth
Soutien : l’état de Genève
éléments biographiques
Julie Semoroz est une musicienne et une artiste sonore née en 1984. Elle vit et travaille à Genève. De par sa posture politique Julie Semoroz propose en soi un désalignement avec la société post industrielle et le système capitaliste. Elle propose des regards et suscite la réflexion sur l’espace urbain, l’écologie, l’utopie, le vivre ensemble avec une approche anthropologique mêlée à l’art. Elle travaille sur l’invisible et recherche sur l’information ; la communication non verbale et les fréquences sonores en collaboration avec des neuroscientifiques. Elle s’expérimente à des formes sonores de type noise, expérimental et ambient. La voix et les enregistrements de terrain sont des éléments fondateurs de sa recherche. Elle monte des projets hétérogènes et multiples, solos, collaborations et collectifs dans des espaces d’art, des théâtres ou dans l’espace public. Elle développe des performances touchant tant à l’art visuel, le son, la danse et l’installation.