<p>Christopher Füllemann, Nephila (2006), videostill</p>

Christopher Füllemann

En vitrine cette semaine

LAGRIMA (2006, 3' 10'') & NEPHILA (2006, 78'') de Christopher Füllemann.

Au milieu des vitrines de la bibliothèque, 32 rue des Francs-Bourgeois, une vidéo d'artiste est présentée tous les 15 jours pendant la durée de l’exposition principale. Le passant se fait visiteur et le shopping window devient auto-critique.

Christopher Füllemann a obtenu cette année son diplôme en arts visuels à l’ECAL. Son travail a été salué par le prix Ernest Manganel 2008.

Avant de se consacrer uniquement à la sculpture de grandes formes abstraites à coulures et aux titres féminins ( la grosse verte, la grande violette, la boule arc-en-ciel, triple jaune…), Christopher Füllemann a pratiqué la vidéo, qu’il a abandonnée par la suite. Lié à une recherche autobiographique, ce médium a été le vecteur d’un travail de deux ans, basé sur la relation de l’artiste avec sa grand-mère. Cette collaboration familiale a été l’occasion d’une introspection psycholoqique sous couvert d’une exploration ludique des notions de partage et d'enfance. Làgrima et Nephila abordent des thématiques fondamentales : la peur, la disparition, l'identification de soi et l’identification à une autre personne. Mais l’usage du procédé cinématographique du suspens (la surprise) et le jeu formel (effets de matière, formes et couleurs) permettent de déranger la densité du sujet. Sans angélisme ou overdose de bons sentiments, Christopher Füllemann livre une vision aiguë et complexe d’un amour aussi mutuel qu’inconditionnel.

<p>Christopher Füllemann, Nephila (2006), videostill</p>

Christopher Füllemann, Nephila (2006), videostill

— © Centre culturel suisse. Paris