Damien Juillard, Alfredo Aceto
Lancement à la librairie
À la librairie du CCS
Lancement à la librairie de deux ouvrages signés Damien Juillard et Alfredo Aceto, et rencontre avec ces derniers !
Damien Juillard – Light Sleepers
Damien Juillard: Light Sleepers
Damien Juillard: Light Sleepers est la première monographie dédiée au travail de l’artiste. Elle prend pour point de départ sa première exposition Liminal Tears à E-WERK, Galerie für Gegenwartskunst.
Travaillant à la fois avec l’image, la sculpture, l’installation, la gravure et les odeurs, Damien Juillard puise son inspiration dans la vie intime, la culture pop et les espaces en ligne, où le désir et les formes d’attention croisent le scrolling et les pratiques de méditation. Captures d’écran, croquis rapides, fragments de texte, autocollants, portraits et détails trouvés se déplacent entre écrans, surfaces imprimées, éléments sculpturaux et espaces. Par la capture et la superposition, Juillard fait ressortir et retravaille ce qui est déjà là.
Le livre s’ouvre sur un état d’observation prolongé, où le matériel visuel ne cesse d’affluer, s’accumulant au fil des pages en un flux continu. Les images, habituellement intégrées dans des structures sculpturales, sont libérées de leur support architectural pour servir de matière première à l’ouvrage, prolongeant ainsi la logique spatiale dans l’imprimé. Ce qui semble archive ne se stabilise jamais tout à fait : les images sont continuellement décomposées, altérées et placées dans de nouvelles relations.
Light Sleepers met l’œuvre de Juillard en dialogue avec des contributions textuelles d’écrivains et d’artistes, allant d’essais philosophiques et d’histoire de l’art à des poèmes et à une lettre.
Édité par Heidi Brunnschweiler et Damien Juillard
Textes : Mitchell Anderson, Marouane Bakhti, Heidi Brunnschweiler, Vidya Gastaldon, Martin Maeller et Andrey Shental
Conception graphique : Roman Aurelio Karrer
Alfredo Aceto © jrp editions
Alfredo Aceto
Cette première monographie consacrée à Alfredo Aceto offre un aperçu complet de ses multiples pratiques englobant la sculpture, l’installation, la vidéo, la photographie et le dessin.
Au cœur de son œuvre se trouve la volonté d’explorer et de créer des liens entre la réalité et l’imaginaire, la fiction et l’autobiographie, le fantasme et certaines obsessions spécifiques — de la civilisation néolithique de Cucuteni-Trypillia au mythe du « super-entrepreneur » incarné par l’ancien dirigeant de FIAT, Sergio Marchionne. Cette exploration s’appuie sur l’intérêt que porte l’artiste à la manière dont les gestes créatifs permettent de transformer les récits et de brouiller ce qui est considéré comme acquis. Pour lui, l’œuvre d’art n’est jamais la synthèse visuelle d’un récit, mais plutôt le résultat virtuose d’une digression progressive qui donne naissance à une forme à la fois indépendante et ambiguë. Habile à créer des œuvres à la fois mystérieuses et séduisantes, insaisissables et saisissantes, jouant tantôt sur leur utilité potentielle, tantôt sur leur excentricité extrême, l’univers d’Aceto est un univers qu’il faut déchiffrer pour comprendre comment les récits personnels et collectifs s’entremêlent. Inspiré par la sociologie, l’histoire de l’art et les études de genre, son travail explore l’identité, l’autoreprésentation, la sexualité en tant qu’acte de résistance, le langage, le corps et ses absences, les traumatismes et les empreintes émotionnelles. Expliquant sa méthode de travail, l’artiste déclare : « Je travaille comme un écrivain qui n’écrit pas. J’essaie de faire coexister des récits lointains, parfois dystopiques. C’est un travail d’archivage, de patience et de reconstruction. »
Cet ouvrage comprend une introduction de Julien Fronsacq, conservateur en chef du MAMCO, un entretien entre Milovan Farronato, conservateur basé à Milan, et l’artiste au sujet de sa vie, de sa vocation, de son œuvre et de ses références, ainsi qu’un essai de synthèse rédigé par Julie Portier, directrice de la Villa du Parc à Annemasse.