Francine Simonin

Peintures, dessins, gravures

Thu 07 Mar–27 Apr 1996
Michel Beretti Henri-Frédéric Amiel
(…) Nécessité vitale, spéléologie intime, jouissance sont les trois composantes premières de l'acte de peindre. Nécessité vitale, parce que peindre c'est exister davantage : “Quand je ne dessine pas, mes jours ne sont pas complets, je ne les ai pas assez vécus. “Spéléogie intime, car c'est en descendant en soi, au plus charnel des replis de son corps comme au plus secret des mouvements de sa …

(…) Nécessité vitale, spéléologie intime, jouissance sont les trois composantes premières de l'acte de peindre.

Nécessité vitale, parce que peindre c'est exister davantage : “Quand je ne dessine pas, mes jours ne sont pas complets, je ne les ai pas assez vécus. “Spéléogie intime, car c'est en descendant en soi, au plus charnel des replis de son corps comme au plus secret des mouvements de sa pensée, qu'on va à la rencontre de ces vérités premières qui nous relient aux autres.” Jouissance : “J'aime passionnément l'effritement dans ma main de la craie qui crisse en se cassant, le dépôt de fine poussière qui embrume la page blanche, le chuintement du pinceau gorgé de couleur, les méandres de sang noir du lavis qui irriguent la feuille.” Lancé en état d'urgence sur la toile ou le papier, le geste de Francine Simonin est écriture du désir et calligraphie des profondeurs. Et toujours, balançant depuis trente ans entre l'observation et le signe, ce geste recrée le corps: “On ne peut peindre vraiment que si l'on obéit à un circuit intérieur”.
Texte : Françoise Jaunin

Thu 07 Mar–27 Apr 1996

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