Perrine Valli

Je pense comme une fille enlève sa robe

mer 19 mai 2010, 20 H
Tobias Preisig dl-a, Devanthéry & Lamunière Architectes
Les trottoirs, les talons, la jupe à ras, le regard las. La prostitution a son cortège d’images consacrées. Dans son spectacle autour de ce sujet délicat dont elle a étudié la réalité à Genève, la franco-suisse Perrine Valli parvient à échapper à tous les clichés. Peut-être s’inspire-t-elle de Georges Bataille à qui elle a emprunté le joli titre de sa …

Les trottoirs, les talons, la jupe à ras, le regard las. La prostitution a son cortège d’images consacrées. Dans son spectacle autour de ce sujet délicat dont elle a étudié la réalité à Genève, la franco-suisse Perrine Valli parvient à échapper à tous les clichés. Peut-être s’inspire-t-elle de Georges Bataille à qui elle a emprunté le joli titre de sa chorégraphie ? Je pense comme une fille enlève sa robe parle plus du corps en liberté, des lignes de fuite et des possibilités d’une île que de l’asservissement du marché. Corps nus, longues bandes adhésives au sol, cortège de petits hommes animés, table-lit et rap déchaîné : aux côtés de la chanteuse Jennifer Bonn avec qui elle échange volontiers son identité, Perrine Valli traduit en séquences sereines et riches de sens un univers à la réalité plus écorchée.

www.perrinevalli.fr

mer 19 mai 2010, 20 H

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