Le dixième livre d'Yves Laplace

Discussion

jeu 22 oct 1992, 20h30
Quatuor de trombones de Lucerne Olivier Rogg & Lee Maddeford
Yves Laplace publie ces jours son dixième livre, au titre lapidaire : “On” (Seuil, coll. “Fiction & Cie” dirigée par denis Roche). À cette occasion, il serait heureux d'ouvrir une discussion sur le sort de la création contemporaine et certains des questions mises en scène par ce roman : le dogmatisme, la censure, la fabrique du fantasme, etc. Pour fêter ce dixième livre, le Centre culturel suisse vous invite à …

Yves Laplace publie ces jours son dixième livre, au titre lapidaire : “On” (Seuil, coll. “Fiction & Cie” dirigée par denis Roche). À cette occasion, il serait heureux d'ouvrir une discussion sur le sort de la création contemporaine et certains des questions mises en scène par ce roman : le dogmatisme, la censure, la fabrique du fantasme, etc. Pour fêter ce dixième livre, le Centre culturel suisse vous invite à rencontrer Yves Laplace en compagnie de Geneviève Brisac, écrivain et critique au “Monde”, de de Philippe Laudenbach, acteur.

Né en 1958 à Genève, où il vit, Yves Laplace poursuit une œuvre profondément originale, à la fois romanesque et théâtrale, s'intéressant aux pouvoirs extrêmes ou magiques de la parole, à travers des actes de langage tels que le sarcasme, l'imprécation, la prophétie, le sermant… Il a notamme,t publié aux Éditions du Seuil, “Un homme exemplaire” (1984), “Mes chers enfants” (1985), “Fils de perdition” (1989). Depuis 1984, Yves Laplace est egalemment arbitre de football. C'est à ce titre, si l'on ose dire, qu'il dirigeait récemment au Parc des Princes un match opposant les journalistes aux écrivains…

Voici comment son éditeur au Seuil, Olivier Rollin, présente “On” : “On” est le principe, le maître, le démiurge maniaque et indéfini d'une religion mondiale. Car, en vérité, les temps sont lointains, ils sont abolis, oubliés, où incroyance et libre esprit poussaient comme la mauvaise herbe. On vit désormais dans le sein immense de l'Église du Lien universel, soumis à ses chaînes, contrôlé par le zèle de ses fonctionnaires (…). Dans une telle société, le déviationnisme de l'Histoire, l'orgueil de la littérature, l'individualisme du sexe et de l'amour sont les plus grandes hérésies : c'est ce que va apprendre à ses dépens Julien Trespar, le nouvel Apostat.
Les dispositifs de surveillance, de manipulation, de soumission, d'influence, de suggestion, d'auto-suggestion ici décrits dans un monde à venir ne manquent pas d'évoquer, bien sûr, certains délires contemporains. Car ce roman, d'un éclatant humour noir, et qu'on pourrait dire d'anticipation idéologique, se veut aussi une modeste machien de guerre contre toute censure”.

jeu 22 oct 1992, 20h30

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