Jean-Luc Godard et François Bon

Projection de "One + One" de Jean-Luc Godard précédée d'une conférence de François Bon

mer 23 mars 2011, 20H
Pascal Rambert Dieter Meier / YELLO
Quarante ans tout juste : un monde. Et pourtant, ils ont vingt-six ans pour toujours, du coup nous aussi. L’affaire commençait mal : Godard voulait les Beatles, c’était trop cher. Et les Stones, avec Brian Jones en pleine déroute, qui mourra un an plus tard, c’est eux qui renâclent. Le génie de Godard, c’est de filmer la fabrique, les à-côté. La cravate de Charlie Watts soigneusement posée près de la …

Quarante ans tout juste : un monde. Et pourtant, ils ont vingt-six ans pour toujours, du coup nous aussi. L’affaire commençait mal : Godard voulait les Beatles, c’était trop cher. Et les Stones, avec Brian Jones en pleine déroute, qui mourra un an plus tard, c’est eux qui renâclent. Le génie de Godard, c’est de filmer la fabrique, les à-côté. La cravate de Charlie Watts soigneusement posée près de la batterie. Brian Jones qu’on laisse dans son coin. Pour les Stones, c’est le retour à la musique après 5 ans de furie, et 2 ans de procès. Question : sans la caméra sur eux, auraient-ils joué si bien ? Un monde bascule, par la couleur, par les moeurs, et Godard attrape ça au microscope, par les corps, par les silences. Le dernier jour, ses projecteurs ont mis le feu au studio, on dit que c’est Bill Wyman qui a sauvé les bobines. Voilà comment Godard a loupé mai 1968 à Paris : il était à Londres, avec les Stones.
François Bon

mer 23 mars 2011, 20H

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