Adolf Muschg

Les usages de la mémoire

jeu 05–07 nov 1998
Michel Bühler Claude Reichler et Roland Ruffieux
Trois écrivains et intellectuels suisses - Bernard Crettaz, Bernard Comment et Christophe Gallaz - ont souhaité ouvrir un débat (débordant le cadre helvétique) sur le bon usage de l'Histoire et l'invention d'une mémoire citoyenne. Légende complète de l'image ci-dessus  : exposition « Du coin de l'oeil » - Photochronique 1942 : Vente aux enchères chez Fischer, à Lucerne. Un public …

Trois écrivains et intellectuels suisses - Bernard Crettaz, Bernard Comment et Christophe Gallaz - ont souhaité ouvrir un débat (débordant le cadre helvétique) sur le bon usage de l'Histoire et l'invention d'une mémoire citoyenne.

Légende complète de l'image ci-dessus : exposition « Du coin de l'oeil » - Photochronique 1942 : Vente aux enchères chez Fischer, à Lucerne. Un public fortuné se presse chez le plus grand marchand d'art en Suisse. Mais la plupart de ceux qui achètent et vendent ici préfèrent s'en remettre à des intermédiaires discrets. Andreas Hofer par exemple, un marchant d'art berlinois qui travaille pour le compte de Goering, propose des œuvres impressionnistes volées dans des collections juives en France et achète des toiles authentiquement allemandes pour satisfaire la cupidité de son maître. Le marchand d'armes Emil G. Bührle aussi complète sa collection chez Fischer.

Deux jours denses (comprenant des ateliers de réflexion l'après-midi, des films documentaires en ouverture de soirée, enfin deux grandes tables rondes) pour tirer du passé des raisons d'agir et notamment de prendre acte de l'attitude de la Suisse pendant la Deuxième Guerre mondiale.
En préface, un colloque et une rencontre avec un écrivain phare, qui est aussi un intellectuel engagé dans la vie politique suisse: Adolf Muschg.
« Finalement, le choc d'aujourd'hui nous offre une chance: celle de ressembler au pays que nous fûmes, et que nous pourrions être ; un pays qui participe à ce qui s'est préparé hier, un pays prêt non seulement pour l'action de demain, mais d'abord pour celle qui est possible aujourd'hui déjà. Le manque d'estime que nous sentons chez autrui, et que nous commençons de nous vouer à nous-même, disparaîtra très probablement si nous sommes capables de voir que nous n'avons pas seulement quelque chose à réparer, quelque chose à refaire ; mais bien quelque chose à faire, enfin. » 
Texte: Adolf Muschg, “Cinq discours d'un Suisse à sa nation qui n'en est pas une”.

(Retrouvez plus d'informations dans la brochure ci-dessous.)

jeu 05–07 nov 1998

You are using an outdated browser.
Please upgrade your browser to improve your experience.