Pierre Maillard

Chronique

Fri 04—12 Sep 1998, 19h00 et 20h30
Pierre Koralnik Pierre Maillard
“Chronique” (1997 - 35mm - 105' - couleur) un film de Pierre Mailard.​ « Je suis mort parce que je n'ai pas le désir; je n'ai pas le désir parce que je crois posséder; je crois posséder parce que je n'essaie pas de donner;essayant de donner, je vois que je n'ai rien; voyant que je n'ai rien, j'essaie de me donner; essayant de me donner, je vois que je ne suis rien; voyant que je ne suis rien, j'essaie de d …

“Chronique” (1997 - 35mm - 105' - couleur) un film de Pierre Mailard.​

« Je suis mort parce que je n'ai pas le désir; je n'ai pas le désir parce que je crois posséder; je crois posséder parce que je n'essaie pas de donner;essayant de donner, je vois que je n'ai rien; voyant que je n'ai rien, j'essaie de me donner; essayant de me donner, je vois que je ne suis rien; voyant que je ne suis rien, j'essaie de devenir;essayant de devenir, je vis. » Texte : René Daumal

Il était une fois, comme dit la bonne fée Schygulla, un homme et une femme qui se quittent après un baiser refusé. Fable tragi-comique - ou comico-amère - “Chronique” s'ouvre sur une violente scène de ménage qui oppose Peter à Lola ; lui se retrouve à la rue, retourne à la “nature”. Lola et les enfants, livrés à eux-mêmes, vont s'efforcer de se reconstruire une vie. Lola tente de conjuguer tendresse et travail, en vendant ses baisers (et pas plus)…. Un conte initiatique, une quête de la tendresse dans une fin de siècle stridente.

Des hommes seuls sous la pluie “Pierre Maillard fait totalement confiance au potentiel cinématographique qu'ont les frontières indécises. Avec esprit, il se joue de la visualité de son médium. Une image emblématique l'illustre : l'homme abandonné par sa femme et qui se tient debout dans la rue, sous une pluie qui ne tombe que sur lui. Chez Maillard, les personnages sont “en chair et en fiction”, ils se tiennent là où les impressions prennent corps (…) Ce qui rend également “Chronique” si réjouissant, outre la précision des impressions visuelles et de la mise en scène, est cette façon de transcender le quotidien.”
Texte : Walter Rüggle, Tages Anzeiger

Fri 04—12 Sep 1998, 19h00 et 20h30

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