Jean-François Comment

Peintures

Fri 18 Nov–08 Jan 1994
Jacques Ardoin Matthias Langhoff
Marinière à raies bleues et blanches, inséparable casquette de marin sur la tête… il y a de l'homme de la mer dans ce terrien profondément enraciné dans son Jura ! C'est qu'il porte en lui ce double signe de terre et d'eau : l'éblouissement méditéranéen qui lui a apporté la révélation de la lumière et de la couleur, et l'amour indéfectible qui le lie à la …

Marinière à raies bleues et blanches, inséparable casquette de marin sur la tête… il y a de l'homme de la mer dans ce terrien profondément enraciné dans son Jura ! C'est qu'il porte en lui ce double signe de terre et d'eau : l'éblouissement méditéranéen qui lui a apporté la révélation de la lumière et de la couleur, et l'amour indéfectible qui le lie à la forêt jurassienne. Ils sont les deux pôles de nature, dont il a le plus besoin physique constant : l'été, grâce à sa longue nage journalière, avec “l'eau qui glisse tout autour et le ciel qui défile au-dessus”, haut et bas confondus, monde qui bascule. Et tout le reste de l'année par sa promenade quotidiennne en forêt, pour “sentir son sol élastique sous ses pas, écouter ses silences musicaux, humer ses odeurs de terre chaque jour différentes”.
Comment un homme qui entretient une complicité aussi organique avec la nature a-t-il pu devenir un peintre abstrait ? Encore faut-il s'entendre sur le sens de l'abstraction ! Si Jean-François Comment a, depuis trente ans, renoncé à représenter directement le visible, il n'a jamais cessé pour autant de nourrir son œuvre à la source vive de la nature. Même parfaitement non figurative, sa peinture reste toujours intimement marquée par cette dualité fondamentale terre-eau. De la première, elle a hérité cette force drue, cette sève vigoureuse. De la seconde, cette fluidité insaisissable, cette mouvance qui la garde de jamais s'immobiliser.
Texte : Françoise Jaunin

Fri 18 Nov–08 Jan 1994

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